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AMANDA BIOT : ROMAN POLICIER MARSEILLAIS NOUVELLES ET FEUILLETONS |
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| ROMAN POLICIER MARSEILLAIS |
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AMANDA BIÒT « Les grands yeux doux de Marjorie » « Quartiers dangereux » Ecrits en occitan provençal Publiés et distribués par IEO-IDECO BP 6 ZA St Martin 81700 PUYLAURENS Tel 05 63 75 22 26 http://www.ideco-dif.com |
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| Prix Litteraires (poésie, nouvelle) |
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Société littéraire de l'Agenais, Jasmin d'argent 2005 : Prix Delbès Pierre pour le poème « Colors » Provènça Tèrra d'Òc (IEO-83), Concors literari 2005 : Troisième prix Section Raynouard pour la nouvelle « Delocalisacion » |
Les romans policiers d’Amanda Biòt, écrits en occitan pour le plaisir et publiés,
ne sont pas à ce jour édités en traduction. Si vous désiriez juger de leur contenu, vous
pourriez lire ci-dessous la traduction d’une historiette policière parue dans l’Armanac
de Mesclum per l’annada 2000.
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EXPOSITION Une enquête de Silvio Damian, détective à Marseille |
Les gens arrivaient en un léger brouhaha. Tailleurs classiques ou pas,
costumes uniformes, la vulgarité convenue. Chercher qui l’on va rencontrer et
trouver le bar. Tiens ! Les toiles sont voilées ?
Le dépôt en fut anonyme. Le Comité Officiel National allait donner son
grand prix. Une uvre du peintre Voujade était mystérieusement installée toute
seule au milieu. Comme il ne signait pas, personne ne le saurait. Qui d’autre
aurait bien pu avoir le prix ?
Plus que jamais cette peinture (que personne n’avait vue, à part le
grand maître de cérémonie qui n’en disait rien), cette uvre était, comme ils
disent, en rupture.
Silence ! On enlève les chiffons qui cachaient les tableaux.
Exclamations ! Le plus féru du buffet ne pouvait qu’admirer la toile.
Savoir-faire, imagination, provocation, l’art total. Provocation souveraine,
le grand maître de l’art contemporain offrait aux regards une uvre figurative.
« Je savais que c’était une tendance, je ne savais pas que c’était LA tendance.
J’aurais dû me douter que Voujade était derrière cela. Pas de nouveauté sans
lui ! ».
Ils n’en finissaient pas de s’esbaudir. Comme prévu Voujade aurait le
premier prix, le reste n’existant pas à côté de ses créations. On distribua les
prix. Le peintre, qui aimait la plaisanterie, se cachait sans doute quelque
part. Une petite femme craintive s’avança : « C’est moi qui ai peint ce
tableau ! ». Elle désignait timidement une petite signature, tout au coin de la
toile.
On ne parlait plus du scandale, chacun étant fier d'avoir découvert
l’artiste du jour. Mais il y avait une semaine que madame Voujade n’avait de
nouvelles de son époux. On lui disait qu’il cachait le chagrin de n’avoir eu le
prix mais on pensait qu’il faisait la noce avec une autre femme. Madame Voujade
savait bien que le chagrin n'était jamais que pour elle seule et que, s’il
était avec une autre, il n’en ferait pas mystère. Elle décida de s'adresser à
un détective.
Silvio Damian, amant de femmes riches, était à la mode. Et il était si
original ! Avec un zeste de... on disait que... si galant avec les femmes. Il
lui proposa le marché habituel : Il fallait payer en trois parties : En liquide
pour échapper aux sangsues, avec un chèque pour la vraisemblance et en nature,
c’est-à-dire au lit. Madame Voujade en fut bouleversée. Tellement qu’elle
accepta. Elle ne savait pas que Silvio raconterait tout ensuite à son
informateur, Loule, car c’est ainsi qu’il le rétribuait : Loule en effet en
ferait un roman porno !
Silvio téléphona donc à son informateur et termina par :
« - Au fait, Loule, tu peux libérer le peintre ! ».
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| PARUS DANS LA MARSEILLAISE PAGE MESCLUM |
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A partir du 4 mai 2001 :
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A partir du 3 juillet 2003 :
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